Histoire de Chine

Histoire de Chine

L’histoire de chine des origines à nos jours traverse plus de 3000 ans d’événements tragiques ou héroïques. C’est l’une des quatre civilisations anciennes du monde, et l’histoire écrite de la Chine remonte à la dynastie Shang (vers 1600-1046 avant JC), il y a plus de 3 000 ans.

Nous vous présenterons dans cet article l’histoire de la Chine résumé en respectant la chronologie et les introductions aux dynasties en fonctions des périodes.

Bonne lecture !

L’Homme Yuanmou, premières traces humaines au Yunnan

L’histoire de la Chine commence avec les premières traces du genre « Homo » (de l’espèce « Erectus ») issues de découvertes géologiques faites dans la province du Yunnan. Il s’agit de restes fossiles, découverts en 1965 dans des grottes près du village de Danawu, dans le comté Yuanmou, province du Yunnan. Ces derniers datent de 1.7 millions d’années, ce qui correspond au paléolithique, soit l’âge de la pierre. Rien d’étonnant à ce que ces fossiles aient été mis au jour dans le Yunnan : le climat y est chaud, en raison de sa topographie et de sa situation subtropicale, sur le tropique du Capricorne.

La province du Yunnan, en Chine, est supposée être l’une des régions qui auraient abrité les premières formes du genre humain (genre Homo). Selon les anthropologistes, il y a eu des vagues successives de migrations des premiers hominidés, en provenance d’Afrique. Ces mouvements ont amené les « Homo » dans le subcontinent indien, ensuite dans le tibet, et enfin en Chine. Plus précisément, c’est la province du Yunnan qui a d’abord accueilli les migrants. Au néolithique (âge de pierre), le genre humain s’était déjà répandu dans toute cette région. Plusieurs découvertes dans la zone du lac Dian, près de l’actuelle ville de Kumming, et qui datent de la période des « printemps et automnes » (de 770 à 470 av. J-C) et plus largement de la période des « Zhou orientaux « (de 770 à 221 av. J-C) en attestent.
On pense que la langue parlée dans le royaume de Dian appartient au groupe des langues tibéto-birmanes. Il est à noter à ce propos que la plupart des quinze minorités ethniques de la province du Yunnan ont des racines birmanes. Cette région est riche en montagnes, lacs et rivières, permettant le développement de toute une flore et faune, dont dépendaient ces premiers humains.

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Même s’il reste possible que la chaleur y ait été différente de celle d’aujourd’hui, il est cependant peu probable qu’il y faisait plus froid que maintenant. Il est même possible que la chaleur y fût plus forte à l’époque. Ces conditions climatiques étaient essentielles pour garantir un environnement riche en flore et en faune, elles-mêmes nécessaires pour les chasseurs – cueilleurs qu’étaient ces premiers hommes. Ce type de climat n’est d’ailleurs pas très différent de celui rencontré durant le Paléolithique Supérieur en Dordogne et dans lequel vivait le Cro-Magnon (Homo Sapiens Sapiens, grottes de Lascaux).
Cependant, l’exemplaire connu du genre Homo le plus ancien a été découvert en 1921 et il s’agit de l’Homme de Pékin, lui aussi appartenant au groupe Homo erectus (sous espèce Pekingensis). L’âge de ce dernier a été estimé entre 300 000 et 500 000 ans.

Au commencement un peuple sédentaire

Dès le Néolithique existaient en Chine des sociétés organisées sédentaires qui pratiquaient l’agriculture et l’élevage. La culture du riz apparaît vers 5000 av. J.-C. Bien que des objets de bronze aient été trouvés sur le site de la culture de Majiayao (entre 2300 et 2700 av. J.-C.), il est généralement admis que l’âge du bronze en Chine a commencé aux alentours de 2100 av. J.-C., durant la dynastie des Xia.

Ce n’est que plus tard, sous la dynastie des Shang (de 1766 à 1122 av. J.-C.) que le travail du bronze atteint tout son développement.

Fondation de la Dynastie Qin (221 avant JC)

Après les premières dynasties, telles que celles des Xia, des Shang et des Zhou, qui n’occupent que la partie la plus centrale du pays, le grand unificateur de la Chine est l’empereur Qin Shi Huang, fondateur de la dynastie Qin (qui a donné son nom à la Chine) en 221 av. J.-C., ainsi que de la Grande Muraille de Chine. Elle est alors devenue une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques. L’armée enterrée qui garde encore aujourd’hui son mausolée à côté de Xi’an a été retrouvée en 1974.

De 206 av JC à 1279 ap JC les dynasties Han, Tang et Song

Sous les Han (de -206 av. J.-C. à 220 apr. J.-C.), les Tang (de 618 à 907), puis les Song (de 960 à 1279), le pays connait de longues périodes de paix, pendant lesquelles la Chine peut être comptée au premier rang des nations les plus importantes du monde, par sa population, sensiblement égale à celle de l’Europe, mais aussi par ses innovations, sous les Tang et sous les Song en particulier.

Entre ces brillantes dynasties cependant, la Chine connait des périodes troublées, avec des périodes de guerres civiles pendant lesquelles elle perd son unité. C’est notamment le cas de la période séparant la chute des Han, en 220 apr. J.-C. avec l’apparition des Trois Royaumes, jusqu’en 581, date à laquelle la dynastie Sui réunifie la Chine, préparant ainsi l’avènement des Tang. De même, une période de troubles, les Cinq Dynastie et les dix royaumes, sépare les Tang de la dynastie Song, pendant laquelle s’épanouit la culture chinoise à son apogée.

Invasion mongole et prise de pouvoir en 1234

Après le traumatisme de l’invasion mongole opérée par les héritiers de Gengis Khan, la dynastie Yuan, celle-ci prend le pouvoir dans le nord de la Chine à partir de 1234, et proclame sa souveraineté sur la Chine en 1271, en dépit de la résistance acharnée de la dynastie des Song dans le sud de la Chine jusqu’en 1279. En 1274, l’empereur Kubilaï constitua une flotte imposante pour s’emparer du Japon, mais elle fut en partie détruite par un typhon ; en 1281, il renouvela cette tentative qui fut contrariée par un nouveau typhon, baptisé kamikaze (« vent des dieux »).

Jusqu’à la fin du XIIIe siècle, l’Europe connaissait très peu de chose de la Chine avec qui elle était indirectement reliée par les routes de la soie, au long desquelles de multiples intermédiaires et marchands se succédaient gardant secrète leur connaissance parcellaire du parcours.

La dynastie Ming (1368)

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Statue Ming

Une nouvelle dynastie d’ethnie Han reconquiert finalement le pouvoir en 1368 ; c’est la dynastie Ming, qui s’efforcera de retrouver la gloire du passé, sans toutefois en retrouver le dynamisme. En 1405, la Chine se prépare avec la construction de la « Grande Flotte » à l’une des plus grandes aventures d’exploration maritime du haut Moyen Age qui la mènera au cours de 7 expéditions sous la direction de l’amiral Zheng He jusqu’à Java, Ceylan puis l’ouest de l’Afrique.

La dynastie Qing (1644)

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Tombeau de la dynastie Qing

En 1644, une nouvelle dynastie « non-Han », mandchoue cette fois, descendant de tribus qui nomadisaient en Sibérie Orientale ayant sédentarisé au nord de Pékin (région de Gehol), s’empare du trône de Chine et fonde la dynastie Qing, aboutissement de l’œuvre de Nurhachi, le véritable fondateur de cette lignée. Elle s’achèvera après la Révolution de 1911 qui débouchera sur la proclamation de la république de Chine par le Dr. Sun Ya-sen au 1er janvier 1912 et l’abdication de l’empereur Puyi, « le dernier empereur de Chine » en février de la même année.

Même pendant les périodes d’unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l’étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l’échelle d’un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l’emploi d’une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

Révolution industrielle

Lors de la Révolution industrielle, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela contribua sans doute, dans un contexte d’internationalisation des échanges et d’impérialisme colonial, à son déclin économique et technique. À la suite des guerres de l’opium, les traités inégaux forcèrent l’empire Qing à diviser son territoire en zones d’influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l’Allemagne, par exemple, dominait le Shandong, la France le Yunnan. L’économie du pays, axée sur le commerce de l’opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.

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En 1851 commença la révolte des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l’armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l’appui des troupes franco-britanniques.

Guerre entre la Chine et le Japon (1894 1895)

Lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l’île de Taïwan et les îles Penghu à travers le traité de Shimonoseki. En 1898, le Royaume-Uni obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). Le Royaume-Uni, la Russie, le Japon, la France, l’Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l’état de déliquescence croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d’influence.

La révolution éclate en 1911. Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, le choix d’un régime républicain est décidé et la République de Chine est proclamée en février 1912 par Sun Ya-sen, chef du parti nationaliste Kuomintang ; l’empereur Puyi, âgé de 6 ans, abdique, le pouvoir ayant été essentiellement dans les mains de l’impératrice Cixi. Yuan Shikai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays. La conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.

Création du parti communiste Chinois (1921)

En 1921, le Parti communiste Chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie militaire de Huangpu, destinée à former une armée chinoise moderne. Tchang Kaï-check en prend la direction. À la mort de Sun Ya-sen en 1925, Tchang Kaï-chek mène avec succès l’expédition du nord, reprenant aux seigneurs de la guerre la moitié nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la décennie de Nankin. Dans le même temps, il rompt avec ses alliés communistes et entame cette rupture avec le massacre de Shanghai, marquant le début de la guerre civile chinoise. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l’Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang. Le Kuomintang a le contrôle de l’ensemble du pays et obtient une reconnaissance internationale.

Proclamation de la république soviétique chinoise (1931)

Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise. Fin 1934, chassé par l’armée de Tchang Kaï-chek, il entame la longue marche (12 500 kilomètres), fuyant vers le Nord avec 100 000 hommes, dont 86 000 soldats de l’armée rouge. Fin 1935, il se fixe avec les quelques dizaines de milliers de survivants à Yan’an. En 1932, le royaume fantoche de Mandchoukouo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Kuomintang. À l’été 1937, l’invasion massive de la partie orientale de la Chine par le Japon déclencha la deuxième guerre sino-japonaise. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l’envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en décembre 1937 et les multiples exactions contre les civils, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.

Seconde guerre mondiale (1939)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Kuomintang dans le cadre de l’effort de guerre antijaponais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.

En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, prit fin. En 1948, les troupes du Kuomintang étaient démoralisées, épuisées par la guerre antijaponaise et la corruption du parti nationaliste. La République soviétique chinoise et surtout après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait rompu avec les principes marxistes-léninistes traditionnels, fondés sur les révolutions urbaines à base ouvrière. Dans les territoires qu’il occupait, il poussait une réforme agraire, menant une guérilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l’appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.

Fondation de la république populaire de Chine (1950)

En 1949, les Communistes achèvent de prendre le contrôle de la Chine continentale (achevant en 1950 leur conquête par celle de l’île de Hainan), mettant fin à une longue période de guerre civile contre le gouvernement du Kuomintang et de morcellement politique. Le 1er octobre, Mao Zedong, proclame sur la place de Tian’anmen,à Pékin, la fondation de la République populaire de Chine, qui succède à la République de Chine. Les partisans du Kuomintang se replient dans l’île de Taïwan, et quelques îles du Fujian.

Le nouveau pouvoir veut mettre en place un nouvel ordre économique et social à la fois inspiré de l’exemple soviétique et adapté aux réalités chinoises. Dans un premier temps, cherchant d’abord à reconstruire un pays ravagé, il se contente de réformes relativement modérées, inspirées de celles déjà mises en place dans ses anciens bastions du temps de la guerre civil.

La campagne des cent fleurs (1957)

En 1957, prenant acte des insuffisances du régime, Mao lance la campagne des cent fleurs : il invite la population à un débat critique. Les critiques formulées par les intellectuels sont parfois très violentes et inquiètent le parti. Celui-ci réplique par une « campagne antidroite » et lance en 1958 le Grand Bond en avant, vaste mobilisation pour la modernisation économique qui se solde par une famine responsable de 15 à 30 millions de morts. À partir de ce moment, Mao, très contesté par certains des responsables les plus éminents du parti, perd de son autorité. De nouvelles politiques économiques sont mises en place sous la présidence de Liu Shaoqi. En 1966, Mao lança la Révolution culturelle, qui lui permit de revenir au pouvoir en s’appuyant sur la jeunesse du pays contre les élites du parti en poste alors. Une période de chaos s’ensuivit. La situation est progressivement reprise en main par Zhou Enlai. Peu après la mort de Mao, Deng Xiaoping, considéré comme le leader des réformistes, parvint à se hisser au pouvoir. À la suite de quoi, la veuve de Mao, Jiang Qing, et ses associés, la Bande des quatre, furent arrêtés et jugés. Depuis, le gouvernement a considérablement réduit le contrôle gouvernemental de la vie privée des individus et opéré une transition de l’économie de type planifié à une économie mixte.

Début de l’ère de l’économie socialiste de marché (1978)

En décembre 1978, lors du XIe Comité central du Parti communiste chinois, les dirigeants chinois annoncent qu’ils encourageront les coopérations économiques avec les autres pays et chercheront à obtenir les techniques et équipements les plus avancés du monde. Ce revirement politique marque le début de la politique d’ouverture de la Chine, avec le nouveau concept « d’économie socialiste de marché »

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