Palais d’été de Chengde

避暑山庄

Palais d’été de Chengde: informations voyage

Nom Chinois :避暑山庄
Localisation :
No.22, Lizhengmen Street Chengde City Hebei Province
Horaire d’ouverture :

Haute saison (01/04-31/10) : 07h00-18h00
Basse saison (01/11-31/03) : 08h00-17h30
Ticket :
130 RMB/per.( haute saison) ou 90 RMB/per. (basse saison)
Durée de visite recommandée :
4-5 hrs

Les travaux débutèrent sous le règne de l’empereur Kangxi à partir de 1703 et furent achevés sous l’empereur Qianlong en 1770 pour permettre à l’empereur de séjourner durant la période la plus chaude de l’année et de disposer d’une ambassade pour y recevoir les responsables influents des provinces frontalières et des minorités influentes de l’empire.

Elle fut d’ailleurs nommée Bishu Shanzhuang, dont la traduction signifie « résidence de montagne pour fuir la chaleur ». Sa fonction était donc claire : un palais d’été dans la fraîcheur des monts de Chengde, non loin de la capitale et du siège du pouvoir.

La dynastie Qing, d’origine Mandchou, explique que la résidence de Chengde a été conçue à partir des décors des jardins de Suzhou et des panoramas du Lac de l’Ouest de Hangzhou tout en intégrant également des inspiration purement mongoles.

Ce jardin impérial d’une superficie de 560 ha est le plus grand au monde. il comprend plusieurs palais, pavillons ou pagodes, une salle du trône pour l’exercice du pouvoir qui traduit l’importance politique accordée à ce lieu stratégique.

Le palais d’été connut ainsi son âge d’or durant tout le 18ème siècle jusqu’à l’abdication de l’empereur Qianlong en faveur de Jiaqing en 1796. Quelques années plus tard, le nouvel empereur fut frappé par la foudre à Jehol. Signe de mauvais augure qui provoqua la désaffection progressive du site. En 1860, l’impératrice Cixi y trouva refuge avec son époux pendant le sac du palais d’été de Pékin par les troupes franco-britanniques. Deux ans plus tard elle ramena la dépouille de son défunt mari mort à Jehol comme symbole d’un empire en déclin. Quelques décennies plus tard, les palais abandonnés furent mis à sac par les troupes Japonaises en 1933.

Le Palais séparé

Le palais proprement dit est une version miniature de la Cité interdite qui précède l’immense parc où Kangxi puis Qianlong firent construire chacun 36 sites conçus comme des répliques des paysages lacustres et des moutonnements de collines qui les avaient charmés lors de leurs visites dans le sud-ouest du pays.

L’accès au palais débute par une cour et la porte Wumen où se déroulait des manifestations, spectacles et défilés militaires que pouvait regarder l’empereur de la grande fenêtre en façade.

La première salle était destinés aux audiences des seigneurs locaux (salle du désintéressement et du respect silencieux). Entièrement décorée de parements en bois nanmu et de rare mobilier en santal pourpre dont les motifs sont largement inspirés du traité de la riziculture et sériciculture de Gengzhitu. Dans une annexe latérale sont exposés les répliques des huit bannières représentatives des huit corps aristocratiques mandchous.

Le bureau des quatre connaissances, au fond de la troisième cour trahit l’intérêt de Kangxi et Qianlong pour le mode de vie mandchou. Ce bureau servait de cabinet de travail à Kangxi qui le dénomma en référence à un verset du livre des mutations. « Un grand homme doit savoir faire preuve de souplesse, de ténacité, de modestie et de perspicacité. » Cet hommage se transcrit par la modestie de son architecture et de son mobilier qui tranchent avec le faste des parties privées du palais.

Les appartements de l’empereur et de sa famille sont richement décorés à l’image de leur demeure dans la capitale. Un petit musée dédié à l’horlogerie et les porcelaines européenne a été aménagé dans la chambre de l’impératrice.

Le parc impérial des 72 sites célèbres

A l’image des parcs aménagés à Pékin, c’est un véritable jardin anthologique qui a été conçu pour reproduire les paysages de l’empire. L’ensemble du sites est enfermé à l’abri d’un rempart pourpre crénelé de 23 km de long qui lui vaut le nom de petite grande muraille. Dans sa forme, le parc de Chengde n’est pas sans rappeler les jardins Européens du XVIIème. Echappées naturelles, savant dosage entre zones humides, reliefs en collines et forêts offrent un mélange subtil car ils sont déclinés en fonction des différentes paysages de l’estuaire du Yangsté.